[ That's time to vomit yourself ]

- " Tu fais quelque chose à partir manger et fumer ?

- Je ne mange pas tant que ça !

- Non, tu ne manges presque rien en fait. Mais quand je te vois, tu fumes ou tu as envie de manger des tas de trucs. Puis je regarde ton plateau au self, il y a une pomme, un plat que tu refiles aux autres et parfois un pamplemousse ou un yahourt. . .

- Hm. . . Tu n'as donc que ça à faire que de regarder ce que je mange ou pas ? C'est bien !

- C'est juste que je te connaissais quand tu ne te privais pas. Aujourd'hui tu regardes ton ventre après chaque repas, tu vomis dès que tu peux ou tu jeûnes. . . Y'a des moments où je m'inquiète, voilà tout. Et. . . tu as minci. . .

- Tu n'as pas la même vision que la mienne. je me vois grosse, grasse. . . Cuisses et ventre doivent disparaitre !

- Tu veux tomber malade ?

- Non, atteindre mon objectif et me stabiliser.

- Quel est-il cet objectif ?

- Entre 38 et 42 kilos, 300 à 800 kcal par jour.

- C'est excessif, tu ne tiendras pas, regarde au delà de ton corps ! Tu es épuisée !

- Je suis fatiguée, ça ira. . . Ca passera.

- Tu es malade. Plus ou moins que 'autres mais tu es malade.

- Haha bien sûr ! Faire un régime c'est être malade maintenant ? T'es drôle toi !

- Vomir et jeûner c'est être malade ! Comprends-le !

- Laisse-moi ! Arrête de parler !

- Reconnais-le au moins, admets que tu as des troubles alimentaires !

- Tu mens ! Maintenant laisse moi ! "


Je crois que je vais me débarasser de ma conscience.
[ That's time to vomit yourself ]
# Posté le dimanche 01 juin 2008 05:03
Modifié le dimanche 01 juin 2008 06:00

[ La Rose Etouffée Par Les Orties. . . Mon Coeur Perçé Par Tes Cris. . . Descend-moi ]

[ Ton ange s'est perdu ]

Reviens
J'aimerai enlacer tes os
Ta peau si abimée
Ton corps si décharné
M'envoûtant par ses angles indistincts

Je veux partir à mon tour
Mon Amour.
Le sang fatigué
Glissé le long de mes pensées
Ne puit s'approprier
Ce morceau de vie qui souille ma vertu


Sempiternelle visite de ta chambre vide, je t'aime, je t'aime tout reste vide
L'un d'eux lèche tes veines, les manges et tu te tues.


J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est ebau
Que c'est beau d'aimer
J'aurais aimé t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire mon empire
Juste pour ton sorire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau
Mais c'est plus fort que moi
Tu vois, je n'y peux rien
Ce monde n'est pas pour moi
Ce monde n'est pas le mien


Saez.

Mange un coeur qui t'écoeure.


*
[ La Rose Etouffée Par Les Orties. . . Mon Coeur Perçé Par Tes Cris. . . Descend-moi ]
# Posté le dimanche 11 mai 2008 09:59
Modifié le mercredi 14 mai 2008 10:30

[ En attendant les mouches, j'ai bien ouvert la bouche. . .Je n'suis pas folle ! ]

Ô que les déchus m'emportent
J'ai bien assez de vivre.


[ Si j'ai du goût ce n'est guère
Que pour le sang et ces sépultures de pierres
]


Je meurs de lassitude.
C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur !
Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes.
Je réclame. Je réclame ! un coup de fourche, une goutte de feu


[ Je devrais avoir mon enfer pour la colère, mon enfer pour l'orgueil, et l'enfer de la caresse; un concert d'enfers. ]


Et ce ciel, si rouge, tu l'as vu ?
Il ne fut que gouttes de sang
Dans un tourbillon d'infâmes damnés
Caressant nos épaules de leur froide langueur.


[ Ah ça ! l'horloge de la vie s'est arrêtée tout à l'heure. Je ne suis plus au monde. La théologie est sérieuse, l'enfer est certainement en bas et le ciel en haut. Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes rougeoyantes. ]


Et c'est encore la vie !
Si la damnation est éternelle !
Un homme qui veut se mutiler est bien damné, n'est-ce pas ?
Plus tard, les délices de la damnation seront plus profondes.
Un crime, vite, que je tombe au néant, de par la loi humaine.


Voici la mort, n'aie pas peur mon Amour.
Ma tombe ne fleurit. Je me vengerai.

*
[ En attendant les mouches, j'ai bien ouvert la bouche. . .Je n'suis pas folle ! ]
# Posté le jeudi 08 mai 2008 09:22

[ Que de choses flottent encore dans les limbes de la pensée humaine. Dans la noirceur des abysses. . . ]

Respirer des bouquets de corps fanés.
Ecrire à l'encre de mes veines.

[ Que tu es belle
Ce trou dans le front
De sang maquillée.
Je te hais.
]

La peau, le crâne, les os
Saupoudrés de pétales de roses.
Léthargie phychosômatique.
Les ombres s'avancent de leurs pieds argentés.

[ J'ai donné mon âme toute entière à quelqu'un pour qui elle n'est qu'une fleur à fixer à sa boutonnière, une décoration faite pour flatter sa vanité, un ornement pour une journée d'été. . . ]

Psychopathe névropathe
Dans son séjour des âmes avant la Rédemption.
Volutes de fumée bleues
S'enroulent autour de lui.

[ Charmes de la transgession, goût du péché et beauté du diable ]

Toute influence est immorale.
Influencer une personne, c'est lui donner son âme.
Elle ne pense plus ses propres pensées
Elle ne brûle plus ses propres passions.
Quoi que tu fuies, je resterai sous ton Toi.

[ Désir monstrueux et illicite. . . Tu restes ma Drogue. ]

Papillons blancs et verts se perdent dans les étoiles pourpres de la clématite
La verte nuit de ses feuilles abritera ses étoiles cramoisies.
Mais jamais nous ne récupérons la pulsation de joie qui en nous s'engourdit.
Nos sens se décomposent et nous devenons des pantins hideux
Hantés par les souvenirs des passions qui nous ont trop effrayés
Des tentations exquises bercées par les regrets de ne jamais y avoir céder.

[ L'abeille s'éloigna. Elle s'enfouit lentement dans la trompe tachetée d'un volubilis grenat. La fleur parut frémir puis se balança doucement sur sa tige. Sucre de mort. ]


Pourquoi tu ne viens jamais sur ma tombe?


*
[ Que de choses flottent encore dans les limbes de la pensée humaine. Dans la noirceur des abysses. . . ]
# Posté le mercredi 30 avril 2008 08:34
Modifié le vendredi 02 mai 2008 13:47

[ Je mélange sang et miel, étalés sur ton corps décharné ]

Délaissée, Princesse Abimée.
Noyée, Princesse Souillée.
Oubliée, Princesse Fanée.

[ Aujourd'hui votre Princesse n'en fera qu'à sa tête ]

Je suis Mienne. Sienne. Tienne. Votre. . .
Je suis dentelle et déchirures.
Je suis morceaux et vomissures.

[ Salis-moi, ne me néglige pas ]

Je flotte au-dessus de l'asphalte brûlant.
Incandescence interne.
Je me consumme.
[ Je mélange sang et miel, étalés sur ton corps décharné ]
# Posté le mardi 29 avril 2008 14:16
Modifié le mardi 29 avril 2008 15:00